Le tatouage, c’est l’art d’exprimer sur sa peau un dessin, un symbole ou un message de manière indélébile. L’histoire de l’encre et de l’aiguille existe depuis de nombreuses années au sein des tribus et des communautés. Quels sont les styles de tatouage qui existent ? Je te montre quelques réalisations personnalisables selon tes envies. Et si jamais la peur de regretter t’envahit, tu peux toujours faire un tattoo éphémère le temps de quelques jours !

Old School : le style traditionnel américain attaché aux valeurs symboliques
Aux USA, la culture du tatouage se développe dans les années 1900. L’influence augmente rapidement suite aux Guerres Mondiales. Certains individus souhaitent conserver une trace pour immortaliser les moments partagés au sein des troupes militaires. Fortement attachés à leur patrie, les soldats américains optent pour des dessins patriotiques tels que le drapeau national ou l’aigle royal. Leurs symboliques décrivent le sacrifice et l’héroïsme.
Pendant le XXème siècle, les marquages se font rares. Ils permettent d’identifier des communautés entières, fières de partager les mêmes valeurs. C’est le cas notamment des marins. Norman Collins, connu sous le pseudo de Sailor Jerry, ouvre une voie vers le début du style Old School. Les membres qui composent un équipage tissent des liens uniques. Avoir un motif sur la peau possède une symbolique toute particulière. Il fait office de porte bonheur et de protection pendant les longs périples sur les mers. Les éléments marins comme l’ancre ou la vague représentent une identité.
🖋Samuel O’Reilly invente la première machine électrique pour réaliser des tattoos à la fin du XIXème siècle.🖋
De plus en plus de personnes veulent garder une marque des événements survenus dans leur vie. Dans les années 1950, les motards et les rockeurs apportent une nouvelle dimension aux tattoos. Les motifs sont dessinés avec des lignes épaisses remplies par des couleurs vives. L’esthétique rétro intemporelle reprend les grands emblèmes tels que l’hirondelle ou la tête de mort. Des flashs permettent de tatouer sur l’instant sans délais. Toutes ces influences donnent naissance au traditionnel Old School !

Néo-Traditionnel : le tatouage original créé selon les goûts
Une version à mi-chemin entre l’Old et le New School fait son apparition dans les années 1990 : le néo-traditionnel. Plus concrètement, c’est un mélange qui emprunte les codes de l’Old School avec une touche plus contemporaine. Les lignes sont plus épaisses et les couleurs principales sont le rouge et le noir avec des teintes plus discrètes. L’encre blanche est répartie sur le dessin pour donner une impression de relief.
L’importance est donnée aux détails des motifs. Les styles de tatouage ont tous leurs particularités. Celui-ci laisse libre court à l’originalité pour raconter une histoire. Les pièces sont créées pour être uniques. Elles sont personnalisables selon les goûts de chacun. Le tatoueur ou la tatoueuse doit faire preuve d’une adaptabilité constante. Le but étant de jouer avec les textures tout en insérant des couleurs vives qui invitent les regards.
Le réalisme est un élément-clé pour reproduire des animaux, des portraits ou même des créatures à l’identique. Le tout avec une palette de couleurs tape-à-l’œil. À noter que le New School apporte une dose de modernité. Il prend sa source dans le monde de la bande dessinée, du manga ou du graffiti.

Biomécanique : l’histoire de l’anatomie mélangée à la fiction
Il existe un monde où la ligne entre la réalité et l’imaginaire peut être franchie à tout moment. Robots militaires, intelligence artificielle et véhicules futuristes nous montrent déjà que l’avancée technologique est loin de s’arrêter. Tout laisse à penser que la science-fiction semble bien plus réelle que jamais…
Pour en revenir à l’histoire du tattoo, un style ancré dans l’air du temps mélange l’organique à la mécanique. Il s’agit de la biomécanique. Le plus compliqué reste à reproduire l’illusion parfaite. Il faut réussir à rendre réaliste la texture des fibres qui animent notre anatomie (muscles, tendons, organes). Difficulté supplémentaire : combiner l’étape précédente à une dimension futuriste avec des structures métalliques telles que des engrenages, des câbles ou des morceaux de machine.
🎥H.R Giger reçoit une récompense en 1980 pour sa création du monstre « Alien » de Ridley Scott. Il devient une source d’inspiration pour le mouvement biomécanique.🎥
Plusieurs méthodes existent pour parvenir au résultat espéré. Certains vont opter pour un choix minimaliste avec des lignes fines et des couleurs significatives. D’autres privilégient une part de mystère avec l’incorporation de formes géométriques (géométrie sacrée). Quoi qu’il en soit, le détail est important tout comme les effets d’ombres et de contrastes.
Au même titre qu’un(e) expert(e) culinaire et son trompe-l’œil de l’île flottante, le ou la professionnel(le) des tattoos sait donner l’illusion d’une peau ouverte pour plonger dans un univers de fiction ! Un vrai jeu de déduction s’impose.

Dotwork : l’art du point qui représente différents styles de tatouage moderne
À la fin des années 1880, un mouvement artistique émerge : le pointillisme. Les couleurs se mélangent grâce à une technique d’assemblage de plusieurs petits points. Le peintre français, Georges Seurat, est le fondateur de cet art révolutionnaire !
Ce point de culture permet d’introduire le dotwork. Contrairement à la méthode traditionnelle où l’aiguille produit des lignes continues, celle-ci consiste à créer une image à partir d’une accumulation de points. Les peuples indigènes utilisaient une épine pour réaliser des dessins à la main (handpoke) sur les membres de la tribu.
🧊Les premiers tatouages ont été découverts sur la momie Ötzi, aussi surnommée « L’homme des glaces » en 1991. Ils servaient à soigner les maladies.🧊
Le dotwork (fin du XXème siècle) arbore un design élégant, assez monochrome (blanc et noir essentiellement), qui fait appel à la précision et au sens du détail. Les jeux d’ombres donnent du relief aux tatouages. Les motifs illustrent souvent des figures modernes avec des effets en 3D et une certaine symétrie. Cette technique reste très ouverte et intègre tous les styles, du plus créatif au plus traditionnel.

Traditionnel polynésien et japonais : l’honneur de la tribu tatouée sur la peau
« Tatau » en polynésien signifie « marquer, frapper avec un outil ». C’est un savoir-faire ancestral qui fournit des informations sur une personne comme son poste ou son rang dans la tribu. À l’époque, se faire tatouer était réservé aux chefs ou aux personnalités importantes. Les groupes en marge de la société avaient également un moyen de s’identifier entre eux grâce aux symboles présents sur leur peau.
Les clans polynésiens tels que les Maoris ont pour coutume de se faire graver des tattoos sur l’ensemble du corps, dont le visage. Ils marquent des événements notables comme le mariage. Ils font également office de médailles lors d’accomplissements effectués pour l’honneur du groupe. Ainsi, un lien s’établit entre le monde des vivants et leurs ancêtres.
🇯🇵L’art du tatouage japonais s’appelle l’irezumi. Les Yakuzas passent par ce rite sacré pour montrer leur loyauté.🇯🇵
L’aiguille est remplacée par des morceaux d’os ou de nacre. Le tout est maintenu sur un bout de bois qui sert de manche (comme quoi, les plantes tropicales sont remplies de vertus) ! Un petit marteau vient taper sur cet outil de fortune pour faire pénétrer l’encre sous la peau. La préparation se compose de charbon couplé à l’huile ou à l’eau.

Bien évidemment, ceci est une sélection des styles de tatouage qui existent dans le monde. Au vu des nombreuses techniques déployées, chacun peut trouver l’artiste qui saura rendre justice à ton tattoo !
